Nadim M.

Doktor K.

3/10. Travail et distribution: égoïsme et altruisme

Translated from English

Temps de lecture : 3 min.

Chaque être doit être égoïste afin de préserver sa vie. Si un lion chasse une proie, ce n’est pas pour l’offrir en cadeau au tigre. De la même manière, si l’agriculteur cultive des pommes de terre, ce n’est pas pour les abandonner sur le marché sans avoir aucun autre produit en échange. C’est précisément parce que chaque individu est programmé pour agir à son avantage que la continuation de la vie est rendue possible. Chacun préserve le fruit de son travail des autres, afin de pouvoir préserver sa propre vie. De la même manière que le chien cache des os, les humains gardent leurs propriétés, verrouillent leurs portes ou placent une clôture autour de leurs terres. Dans cette perspective, chaque individu perçoit sa propre vie comme ayant plus de valeur que celle de l’autre.

D’autre part, chaque être doit être altruiste pour préserver la vie de son espèce. Si l’oiseau ne construit pas de nid pour ses bébés, si la vache ne donne pas de lait au veau, et si les parents ne travaillent pas pour leur progéniture, la survie de l’espèce entière est en danger. Comme chez plusieurs animaux, les humains ont tendance à partager le résultat de leur travail avec les autres ; d’abord avec les membres de leur famille, puis avec leur tribu, leur village ou les habitants de leur ville, puis avec les habitants de leur propre pays ou même avec l’ensemble de l’humanité et d’autres animaux. Le travailleur qui paie des impôts, par exemple, partage le résultat de son travail (l’argent) avec une communauté réunie sous un drapeau et un gouvernement. Le scientifique ou le compositeur partage le résultat de son travail (science ou musique) avec toute l’humanité. Et le vétérinaire fait en sorte que les animaux qu’il soigne tirent profit de son travail.

Chez de nombreuses espèces, c’est cette combinaison complexe entre travail, égoïsme et altruisme qui détermine leur survie et leur expansion (ou extinction). Dans le cas de l’espèce humaine, un niveau élevé d’égoïsme et d’altruisme pourrait expliquer l’expansion rapide et étendue de l’homme, mettant en difficulté d’autres êtres tels que les arbres, les singes et de nombreux autres mammifères et animaux en général.

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